Comptabilité d’engagement et comptabilité de trésorerie, les différences

Toute entreprise se doit de respecter plusieurs obligations, notamment celle de la tenue d’une comptabilité régulière. Pour tenir celle-ci, deux méthodes sont envisageables : la comptabilité de trésorerie et la comptabilité d’engagement. Nous allons comparer ces deux solutions pour comprendre laquelle serait la plus intéressante pour votre entreprise.

La Comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie est celle qui consiste à enregistrer dans sa comptabilité seulement les recettes qui sont déjà encaissées ainsi que les dépenses payées, ainsi les dettes comme les créances n’apparaissent pas (excepté les commerçants qui doivent les enregistrer à la clôture de l’exercice). Finalement, tous les mouvements affectant directement le patrimoine de l’entreprise sont enregistrés seulement au moment où ils ont généré un flux financier.

Son principal intérêt réside justement dans cette simplicité liée au fait qu’on ne comptabilise pas les dettes et créances, mais également dans le gain de temps qu’elle occasionne, puisqu’ainsi le travail de saisie comptable est fortement réduit.

Dans certains cas, cette méthode présente tout de même quelques inconvénients. En effet, le suivi des factures non payées nécessite une organisation solide pour ne pas s’y perdre. De plus, les déclarations mensuelles de TVA calculées suivent les débits, pour cela il est nécessaire de procéder à un calcul extra comptable.  Pour finir, elle ne permet pas de suivre les comptes tiers comme ceux des fournisseurs ou des clients

La comptabilité d’engagement

Cette deuxième méthode, aussi appelée « comptabilité créances et dettes » ou « comptabilité sur les débits » est bien différente de la comptabilité de trésorerie. Elle consiste, au contraire, à enregistrer les dettes et créances en comptabilité. C'est-à-dire que les factures clients et fournisseurs sont comptabilisées. Ici, tous les mouvements sont comptabilisés directement.

Son avantage premier est évidemment que l’information financière présentée est de meilleure qualité. Elle offre une image plus fidèle à la réalité du résultat et du patrimoine de l’entreprise. De plus, avec celle-ci il est plus simple de suivre le recouvrement des créances.

Cependant, elle ne comporte pas que des avantages. En effet, elle est assez contraignante à mettre en place puisqu’il est indispensable de bien réunir ces factures pour qu’elles soient saisies en comptabilité. De plus, cela engendre plus de saisies comptables. De ce fait, cela entraîne un coût plus important pour l'entreprise pour sa comptabilité.

Comptabilité de trésorerie ou d’engagement ?

Il n'est pas nécessaire de faire un choix entre la comptabilité de trésorerie et la comptabilité d’engagement. Puisqu’en réalité les entreprises n’ont pas vraiment le choix de la méthode qu'elles souhaitent utiliser, cela dépend de leur régime d’imposition. Cependant, elles peuvent formuler des options qui peuvent leur permettre d’appliquer certaines règles de l’autre méthode.

Par défaut, c’est la comptabilité d’engagement qui s’impose aux entreprises. En effet, c’est le modèle obligatoire pour les entreprises imposées en tant que BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ou à l’impôt sur les sociétés (IS) sous le régime réel normal. Pour celles étant sous régime réel simplifié, il est possible de formuler une option sur l’établissement d’une comptabilité de trésorerie à condition que les créances et dettes soient constatées à la clôture. Au contraire, les entreprises relevant des BNC (bénéfices non commerciaux), tiennent une comptabilité de trésorerie, mais, peuvent également, sur demande, tenir une comptabilité d’engagement.

Finalement, que votre entreprise dépende d’une comptabilité d’engagement ou d’une comptabilité de trésorerie, elle se doit de respecter des principes et obligations strictes. Qotid vous conseille d’être épaulé d’un expert-comptable, qui vous assurera une gestion fiable.

Quels impacts d’une ou l’autre des méthodes sur le reporting ?

D’un point de vue contrôle de gestion, réaliser un reporting en se basant uniquement sur les flux de votre trésorerie en catégorisant vos dépenses et recettes ne vous donnera pas une vision claire de la rentabilité et de la performance de votre entreprise. Il est donc fortement déconseillé de réaliser vos reportings de cette manière sauf si vous payez vos fournisseurs par prélèvement et que vos clients sont également prélevés et que vous n’avez donc au BFR (besoins en fonds de roulement). Dans le cas contraire, compte tenu des décalages liés aux encaissements et décaissements vous aurez une image faussée de votre rentabilité et vous pourrez parfois croire que vous êtes rentable alors que ce n’est pas le cas.

Dans le cas contraire, réaliser vos reportings en vous basant sur une comptabilité d’engagement vous donnera une vision précise de votre rentabilité et de la performance de votre entreprise. C’est la seule manière pour un chef d’entreprise de vraiment connaître ces marges et son seuil de rentabilité. Cette méthode exige évidemment de la méthode et l’ensemble des factures doivent évidemment être saisies en comptabilité même si celles-ci n’ont pas encore été présentées en banque. Il est également possible de provisionner des factures non reçues par des fournisseurs. L’idée est d’avoir une idée précise mois par mois de ce que vous avez consommé (achats) et de ce que vous avez facturé (ventes).



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